Philemon’s city
Jeudi, novembre 19th, 2009Avec mon fils on se lance dans l’urbain !
Avec mon fils on se lance dans l'urbain !
Avec mon fils on se lance dans l’urbain !
Oui il a environ 18 ans.
Tapi dans l’ombre il attendait que je le scanne caché dans un tiroir. En 91 je concevais avec brio cette affiche pour décorer les portes de water quand on avait un goût de pointe. Donc l’affiche était assez grande une moitié de A0 si je me rappelle bien (soit 42 cm de large sur 118 cm en hauteur). Bon j’en ai vendu 5 à Rouen ce qui est beaucoup quand on connait le grand nombre d’esthètes que cette ville abrite.
Pas de scanner à l’époque juste un peu de pao avec Calamus sur Atari et un photocopieur en démo sous le coude qu’on avait le droit de tester au boulot pour voir s’il était bien.
Houla ! Je n’avais jamais essayé Manga Studio alors que j’en entend parler depuis quelques années.
C’est chose fait… BAM ! Coup de foudre : cb : download : enjoy à fond.
Ce soft est vraiment pragmatique et porte assez bien son nom manga STUDIO. C’est vraiment l’impression qu’il me laisse après 2 jours dans les mains, un studio.
Je me crois dans un atelier de dessin tout équipé avec un fauteuil tip-top à mon nom
Comme beaucoup je constate que son nom est réducteur (MANGA studio), car il est tout a fait possible de faire de l’illustration/image qui n’a pas à voir avec le manga justement.
D’ailleurs ce soft japonais s’appelle en réalité Comic Studio sauf erreur ce qui est bien plus approprié.
Bref, voici mon premier test avec, un ptit clin d’oeil relatif à Graphinc et à ce post sur Polyloop.
Donc un crobard :

Puis l’encrage et mise en couleur dans Manga Studio :

Ouarf !
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Dans un soucis de beaufisation empathique ( notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d’une autre personne, sans les ressentir lui-même) et culcul la praline populiste face à un lectorat toujours plus avide de sensation forte, je me décide à braver les risques d’une publication non anonyme d’un être cher, je veux parler de mon fils Philémon, qui atteindra demain l’âge cannonique de 7 mois demain donc mardi 22 janvier 2008. Le voici lors de sa pause clope sur le chantier au boulot, débonnaire et plein d’énergie. Cette photo somptueusement encadrée par du bois peint et sculpté que j’ai dérobé au péril de ma liberté dans le Contemporary Art Museum de St. Louis, ne rend pas hommage à la beauté de ses yeux bleus, qui font craquer plus d’une femme et un père dévoué mais pas toujours patient. C’est qu’il a du coffre l’enculé.
Quelle honte, je ne devrais pas parler comme çà, je vais me laver la gueule au savon, pardonne-moi chair de ma chair, Philémon bien aimé.
En ce jour de grand messe Jobsienne, je ne peut m’empêcher d’avoir une pensée pour un vieil ami de longue date amigapple-maniaque depuis si longtemps. Cette image :

me laisse à penser que s’il l’avait vue lui, havrais par profession et grand tripoteur officiel de petit(s) lapin(s) wifi aguicheur(s) et bien il aurait fondé une famille nombreuse et engendré de petit(es) codeur(es) de talent et goût.
Le monde est cruel, mais je t’aime beaucoup quand même mon chonchounet.
Ce matin mon jeune fils de 6 mois et quelques jours a décidé de me lever à 5H30 (ce qui est assez courant finalement).
En allumant mon media center 3000 qui pulse de sa race pour y écouter la cyber-radio du matin que j’aime ( www.wfmu.org ) , je me suis retrouvé par hasard devant une vieille émission de France 2 : « De Zola à Sulitzer ». J’ai immédiatement été scotché par ce que j’y ai vu : Hervé Bazin, le père top-secret (avec Jean Lecanuet) d’un vieil ami : Zbin.
Forcément l’émotion m’assaille, d’autant que j’avais déjà vu cette emission il y a quelques années et que je cultive au quotidien une nostalgie conscienceuse.

Ce qui m’avait vraiment plu, dans cet interview, c’est le passage ou Hervé explique comment il structure son travail d’écrivain, et ce grâce à un tableau avec des cases de couleurs et autres points ou croix. Ce coté informatique avant l’heure au sein d’une pratique littéraire, bin je sais pas, mais j’aimais bien. Bon sinon je n’ai jamais lu d’Hervé Bazin, mais j’ai déjà lu de la prose écrite par Zbin.
Le reportage se termine avec un sujet sur Sulitzer, du temps ousqu’il était un magnat de l’édition, un winner du best-seller qui choquait les milieux lettrés par ses méthodes commerciales, ses campagnes publicitaires (par exemple, il faisait distribuer les 100 premières pages d’un de ses livres dans le métro new-yorkais) et son côté chef d’entreprise. Les temps ont bien changé, déjà Sulitzer n’incarne plus la réussite (mais plutôt le contraire) et ce genre de méthode n’a plus rien d’exceptionnel.
Bon j’arrète là, Antenne 2 (arf) diffuse présentement le prince de Bel-Air, et mes sanglots de bonheurs rendent les touches de mon clavier toutes glissantes.
